Journée de Recherche Décembre 2018

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L’éthique économique et sociale des entreprises. L’éthique du Souverain Bien est-elle remise en question ?

Date : Jeudi 06 Décembre 2018

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Engagements déclaratifs et réalités ?

Discours et pratiques responsables ?

La transformation radicale de la fonction du « maître » ?

La falsification de l’objet du désir en question ?

Dead-Line >   Intentions de Communication : 20 Septembre 2018

                       Texte Complet V1 : 25 Octobre 2018

                       Inscriptions : Cf. Bulletin d'Inscription

« Tout art et toute investigation comme toute action et tout choix tendent vers quelque bien, à ce qu’il semble… Aussi a-t-on affirmé avec raison que le Bien est ce à quoi toutes choses tendent. Mais, en réalité… » (Aristote, Éthique à Nicomaque, 1094a)

L’intention marque une direction de l'intelligence et surtout de la volonté vers une fin, à la fois le terme où l'on tend et l'effort (Cnrtl). Cette définition fait référence à la cause finale (le telos) chez Aristote qui distinguait la finalité et le terme. La science poursuit-elle ce même but et son terme visant à expliciter le phénomène par sa cause finale ? La science du management les poursuit-elle dans son champ scientifique ? La gouvernance et le management des entreprises et des organisations sont observés méthodiquement par les chercheurs en management. Qu’ont-ils à en dire qui éclairerait les managers et leurs collaborateurs, mais aussi les citoyens ?

La définition proposée souligne immédiatement qu’il s’agit d’une disposition d’esprit, un mouvement intérieur par lequel une personne se propose, plus ou moins consciemment et plus ou moins fermement, d’atteindre ou d’essayer d’atteindre un but déterminé, indépendamment de sa réalisation, qui peut être incertaine, ou des conditions qui peuvent ne pas être précisées (Ibid.). Il y a évidemment des situations qui échouent sur ce donné de l’incertitude, encore que…, mais il est aussi fréquent que les conditions sont données par le cadre même de l’action humaine qui peut ne pas avoir fait preuve de sagacité, parfois à dessein de causes finales non avouées. On ne peut imaginer que les êtres humains ne soient pas intelligents, l’intelligence s’exerçant également par la ruse, la malice et tout autre procédé contribuant à éclairer une finalité et son terme. Ainsi, la règle laisse couramment des espaces de liberté, en son nom, sans contre-partie, sans contrainte, qui sont largement investis pour contourner, empêcher, dissimuler, poursuivre une finalité et son terme distincts de l’intention.

Les conceptualisations en vogue dans le management des organisations trouvent souvent leur source dans les travaux de la recherche vulgarisés (enseignement, formation, apprentissage, conseil, pratiques professionnelles…) ou dans des rapports d’institutions (responsabilité sociale, développement durable, diversité…). Aussi souvent d’ailleurs, les conceptualisations émergent d’une pratique professionnelle volontaire qui fait école et qui intéresse les chercheurs (effet Hawthorne, stratégie qualité, crowdsourcing, entreprise libérée…).

Mais qu’en est-il de la mutation de la cause finale, de la finalité et de son terme, lorsque les conceptualisations sont préemptées par les acteurs, corrélativement libérée dans le monde économique, ce qui entraîne le développement de fonds de commerce et le développement d’un marché (industrie de services intellectuels, conseil, formation coaching…) vertueux en leur principe ou en vertu de leurs buts de mission, mais sujets aux conflits de buts ? Les dirigeant d’Enron et d’Andersen étaient convaincus que leurs pratiques étaient saines et éthiques, malgré la preuve irréfutable du contraire. De nombreuses pratiques attestent du détournement des guides de bonnes pratiques, des certifications… pour des fins finalement douteuses. Le foisonnement des normalisations et des procédures rend très compliqué la gestion des situations. Des travaux de recherche peuvent-ils clarifier ce qui est plutôt authentique de ce qui relève de la falsification ?

Enfin, le chercheur a-t-il quelque chose à dire à propos de la fraude et des infractions au droit du travail, au droit social, au droit commercial, au droit fiscal… Que dire également des procédés questionnés du point de vue de la moralité, quand bien même les protagonistes en défendent la légalité ?

Le sujet est ouvert. Aux chercheurs de s’en emparer. Il y a matière à proposer des communications sur une grande diversité d’objets de recherche.

Pour cette Journée de Recherche sur le thème de l’éthique économique et sociale des entreprises, nous souhaitons réunir des enseignants-chercheurs, des chercheurs, ainsi que des professionnels praticiens, dirigeants, cadres, experts, consultants…), questionnant cette interrogation dans le champ Psychanalyse & Management des organisations. L’éthique économique et sociale peut s’entendre relativement à des objets de recherche précis, concernant le fonctionnement et le management des organisations, la stratégie des entreprises, mais aussi plus largement relatives à des problématiques sociétales qui appellent une conversion des entreprises. 


 

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